01.10.2008
crise financière : ma vision
Le propre d'une crise est sa durée limitée dans le temps entre deux périodes d'acalmie. Mais aujourd'hui, l'impression est plutot que la période 'calme' est celle qui est limitée dans le temps. Car il faut bien l'avouer, la crise résulte de pratiques douteuses qui ne font que durer depuis trop longtemps :
- cynisme et complexification des méthodes des marchés financiers depuis les années 80,
- éloignement du monde de la finance par rapport à l'économie 'réelle',
- tergiversation du politique, acculé entre interventionisme et laisser faire, mais qui à toute évidence s'est progressivement détaché de la technicité des méthodes employés par le monde financier et de l'incapacité aujourd'hui à en limiter l'emballement (eric worth : "nul ne sait où elle va s'arrêter" et dans le même temps "tous est sous contrôle"... le pauvre)
Tout comme la publicité a été inventé du fait de l'éloignement progressif des lieux de production/lieux de consommation, la finance s'est elle éloignée de la sphère politique pour devenir totalement autonome et destructrice.
Un monde plus proche reste à inventer où la conscience du cynisme de ses propres actes devienne palpable tant les effets sur son environnement le plus proche en sont immédiatement persceptibles. Faut-il pour autant revenir à l'échelle du village, je ne pense pas, car on ne répète pas l'histoire (même si celle-ci parfois begaie). Non, de nouveaux modèles de sociétés restent à inventer où l'étalon doit être le respect d'autrui et non plus le profit aveugle et insensé (à quoi rime de faire + 20% de profit par rapport à 8 ?). Que l'on m'entende bien, je n'adhère pas au discours de besancenot, car je crois dans l'esprit d'initiative et entrepreneurial, par contre je ne comprends pas le profit dénué de toute signification, de projet de vie global.
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